« Fleur de peau, terre à vif / But who is Ulrike Mandrake » est une exposition en deux parties, présentée sur deux sites, qui met en lumière le travail de Nils Alix-Tabeling, un jeune artiste français vivant et travaillant à Montargis. À travers différents supports, Nils Alix-Tabeling explore l’héritage du terrorisme des années 1970 : peinture, performance, son et objets.
La première partie, « Fleur de peau, terre à vif », présentée au Parvis à Tarbes, en France, explore les racines de l’écoterrorisme, en s’appuyant sur des penseurs et penseuses radicaux du XXe siècle et en s’accompagnant du « terrorisme musical » du groupe allemand de krautrock Amon Düül.
La deuxième partie, « Ulrike Mandrake », poursuit ces réflexions au Kunstverein de Dortmund. Nils Alix-Tabeling s’approprie ici les récits et les témoignages sur la manière dont l’État allemand a traité les corps des membres de la Fraction armée rouge. Il fait référence à la figure de la journaliste et dirigeante de la R.A.F. Ulrike Meinhoff, dont le cerveau a été disséqué après sa mort sur la base d’un diagnostic de « trouble émotionnel », afin de justifier ses actes et son comportement « négligent » envers ses enfants. À travers des sculptures réalisées à partir de matériaux naturels et industriels et des performances aux allures fantomatiques, Tabeling dévoile la violence de la science et de l’État envers les corps, et en particulier envers les corps féminins.